La FFMBE, c’est la Fédération française de massages bien-être : l’organisation professionnelle qui structure et défend le métier de masseur·se bien-être en France. Née en 2004 d’un collectif de praticiens et d’écoles attaqués en justice, elle agrée aujourd’hui les organismes de formation, porte un référentiel métier, anime la marque collective France massage® et se bat pour une reconnaissance officielle qui n’est toujours pas acquise.
La fédération en bref (mentions légales et annuaire des entreprises) :
Au départ, il y a des procès. Les masseurs-kinésithérapeutes se sont longtemps considérés comme les seuls dépositaires légitimes du mot « massage », en s’appuyant sur une définition restrictive du code de la santé publique. Face à cette guérilla juridique, un collectif de défense se monte le 29 mars 2002 sous le nom d’Association de soutien au massage bien-être (ASMBE). La fédération prend le relais le 12 octobre 2004, avec une conviction qui n’a pas bougé : recevoir le massage de son choix est un droit, et une prestation peut être professionnelle sans être médicale.
Le tournant est venu du droit. L’article 123 de la loi du 26 janvier 2016 de modernisation du système de santé a redéfini le périmètre du masseur-kinésithérapeute autour du massage de rééducation thérapeutique, et supprimé la notion de « massage » tout court de la définition de sa profession. La ministre de la Santé l’a confirmé le 30 août 2016 en réponse à une question parlementaire portée par la fédération : le massage non thérapeutique peut être réalisé par un professionnel qui ne dispose pas du titre de masseur-kinésithérapeute. C’est la base juridique sur laquelle tu exerces aujourd’hui.
Le combat continue sur d’autres fronts : l’action contre les faux salons qui entretiennent la confusion avec la prostitution, la mobilisation sur l’abaissement de la franchise en base de TVA, et l’animation de délégations régionales sur le territoire.
C’est la partie la plus concrète pour qui cherche à se former. La fédération réunit un réseau d’organismes de formation professionnelle agréés (les OFPA), dont le contenu pédagogique respecte le référentiel métier qu’elle a rédigé et fait voter par ses adhérents.
Ce référentiel définit le métier en trois blocs de compétences :
Le texte pose aussi une définition qui règle beaucoup de malentendus : le massage bien-être ne relève ni de l’esthétique, ni de la kinésithérapie au sens du code de la santé publique. C’est un accompagnement personnalisé par le toucher.
Une école agréée FFMBE s’engage donc sur cette structure en trois blocs, et ses stagiaires peuvent adhérer à la fédération pendant leur cursus. La liste complète des centres de formation vit sur l’annuaire OFPA, qui recense aussi le catalogue national de formation professionnelle continue. Si tu en es à choisir ton parcours, on a écrit un guide plus large sur comment choisir sa formation de masseur·se.
France massage® est la marque collective de la fédération, réservée à ses adhérents praticiens. Elle repose sur un code de déontologie et sur un annuaire national qui permet au public de trouver un professionnel formé. L’ambition affichée est d’en faire le repère qualité pour le grand public, et à terme une porte d’entrée vers la prise en charge par les mutuelles.
C’est l’avancée la plus structurante du moment. La FFMBE porte, avec l’AFNOR, l’élaboration d’une norme volontaire NF S99-804 dédiée au massage bien-être, au sein de la commission AFNOR/ST02 « activités de bien-être », groupe GE02.
Le groupe d’experts est animé par Jean-Dominique Larmet, vice-président de la fédération, et réunit une dizaine d’écoles de formation, des partenaires et des praticiens engagés. Après plus de dix réunions de travail, l’avant-projet est passé en enquête publique au printemps 2026.
Concrètement, une norme volontaire reste un cadre de bonnes pratiques élaboré collectivement, sans force obligatoire. Elle sert de référence commune, sécurise l’exercice et donne du poids face aux pouvoirs publics. Pour une profession encore non réglementée, c’est un levier réel.
Quatre formules coexistent (tarifs relevés en juillet 2026 sur l’espace adhésion) :
Sans cursus agréé derrière toi, une procédure de VAE ou d’équivalence permet quand même de rejoindre la fédération comme praticien·ne agréé·e.
Côté contreparties, l’adhésion praticien donne accès à la marque France massage® et à son annuaire, à une veille juridique et professionnelle, à une RC pro négociée autour de 65 à 70 € par an, à un catalogue de formation continue et de e-learning, à une assistance à la création et à la gestion de micro entreprise via l’UPSME, et à une représentation au sein de la Chambre nationale des professions libérales.
Reste le point que la fédération assume elle-même : le métier n’est pas encore inscrit au RNCP. Le référentiel est conçu comme un point d’appui vers cette inscription, pas comme une certification reconnue par l’État. Sur le terrain, ça continue de peser quand il faut convaincre une structure ou une institution.
Le Club des Masseur·euse·s reste indépendant de la FFMBE : aucune affiliation, aucune antenne régionale, rien d’officiel. En revanche, plusieurs des intervenant·e·s du Sommet et du Club y sont engagé·e·s, de la présidence à la vice-présidence en passant par des formateurs d’écoles agréées. Leurs conférences et leurs fiches sont juste en dessous.
Retrouve les conférences et ateliers des intervenants dans les replays du Club, et échange avec la communauté.
Découvrir le Club →Les dates, les intervenants, les replays — tout arrive en avant-première dans la newsletter du Club.
Être prévenu·e en avant-première de la prochaine édition du sommet
Recevoir les invitations aux ateliers, gratuits et payants, avant tout le monde
Découvrir des conseils, des réflexions et des ressources pour ton métier
Suivre l'actualité du secteur du massage et ses évolutions
Recevoir le lien pour rejoindre le groupe Facebook communautaire des masseur·euse·s
Gratuit, désinscription en un clic à tout moment.
Un email de confirmation va arriver dans ta boîte d'ici quelques minutes, pense à vérifier dans tes indésirables au cas où.